Le projet La Colmena. 



Comment ça se passe à La Colmena.
 L'association "La Colmena" à été créée en septembre 2014 dans le but de proposer à Toulouse une approche du Tango Argentin et de la culture d’Amérique Latine dans une optique "Queer"*, déchargé du machisme, du nationalisme, et du sexisme, inhérent au cliché du Tango Argentin et de l'enseignement de la danse dans sa globalité.   



*Queer est un mot anglais signifiant « étrange », « peu commun »
Il sert avant tout de point de ralliement pour ceux qui - hétérosexuels compris - ne se reconnaissent pas dans l'hétérosexisme de la société, et cherchent à redéfinir les questions de genre (Théorie queer). Se définissent ainsi comme queer des  personnes aux pratiques et/ou préférences sexuelles non exclusivement  hétérosexuelles ou ayant des caractéristiques qui ne correspondent pas  aux normes liées à leur sexe, mais qui ne souhaitent pas se (voir)  définir plus précisément, que ce soit par leur sexe (homme ou femme) ou  leurs pratiques sexuelles.

 La Colmena propose donc un espace de danse et non un club de rencontres, où tout le monde aimant danser et partager son savoir peut y trouver sa place, indifféremment de son genre ou de ses pratiques sexuelles. 

   Dans ses ateliers et soirées, il n'est pas question d'intervertir les rôles mais de les partager et donc à terme en faire émerger bien plus que les 2 communément admis.

 Au sein des ateliers de tango argentin de La Colmena on apprend à lire et à écrire le mouvement partagé.  Déjà en solo , et ensuite en duo. Le tango y est abordé et vécu dans sa globalité , dans le respect et dans l'échange avec l'autre. 



Au-delà de la danse.

 L'association "La Colmena", est une initiative engagée et concrète pour la reconnaissance et l'acceptation des diversités dans le milieu du tango en général.

 Il  n'est pas question ici de créer un univers parallèle au tissu  associatif tango toulousain selon le genre, la sexualité, ou  engagements, mais bien de servir d'incubateur, pour avoir le courage  ensuite d’aller dans l'espace classique, construire un dialogue, et  ainsi espérer faire évoluer le tango et ses codes. 

 L'association "La Colmena" est aussi un projet humain, de réflexion et de discutions, permettant de sensibiliser aux pratiques  discriminatoires inhérentes au tango, les déconstruire pour explorer ensemble de nouvelles voies. C'est un lieu où il est possible d'expérimenter des solutions pour identifier et faire face à ces problématiques hétéro-normées gravées dans les danses de couples d'une façon générale.

L’existence d'un tango non-binariste est t'il possible ? La colmena tente d'y répondre, par la réflexion et la pratique, car nous pensons que cela en vaut la peine.

À toulouse

 Partant du constat que les communautés LGBTQIA+ étaient discriminés , de même que les hétéros ne se reconnaissant pas dans l'assignation de rôle imposé par l'institution. Il était primordial pour nous de  de créer la colmena comme un lieu de rencontre et de création de libertés nouvelle.

 Travailler depuis cette position assumé  à permis avec le temps de modifier durablement le paysage Tango toulousain. Et même si la route reste longue, Toulouse à vue ces dernières années naitre la possibilité de guider/suivre sur les bals tangos institutionnelles indifféremment de son rôle/assignation, ou la possibilité de choisir son rôle en début d'année dans les institutions.

 Verrons nous demain la valorisation des singularités en institution, et une ouverture vers le tango en tant que langage ? l'avenir est devant nous .
Et  dans le monde ? 

 La mouvance Queer du tango est déjà bien engagée  en Europe et en argentine, des lieux ouvertement Queer existent, des  festivals aussi, la France légèrement en retard sur le sujet ne devrait  pas tarder à basculer aussi vers ce nouvel horizon. 

 Le Tango Argentin est en perpétuel évolution et recherche.
Du chemin a été fait, des modes, des concepts, se sont succédés. Le tango de scène a fait évoluer le tango de bal, qui aujourd'hui fait la synthèse des deux et enrichie de nouveau la scène. 
Le genre et la sexualité qui créait une division claire s'estompe peu à peu avec l'émergence de référents Queer et avec l'arrivée massive de personnes de milieux où la corporalité est dissociée de la sexualité. 
Les mots et désignations évoluent, tout comme la société.
Hier pour les cours les élèves  étaient exclusivement des couples, aujourd'hui se sont des hommes et  des femmes, demain des personnes qui guident ou qui suivent…
Demain peut-être, enfin libres de ces rôles sexués ancrés par le temps et les cultures, enseignerons-nous enfin la danse et le Tango.