Notre moulin






Cet article est la suite du précédent :  Le moulin de R.Dinzel

Tout n'est pas à jeter dans la proposition de R.Dinzel, en effet la "pause" est bien jusqu’à preuve du contraire un élément du langage dansé. C'est une porte ouverte car l’arrêt des 2 protagonistes en fin de danse articule, la pensée d'une « fin » possible à ce moment de la danse. Et rien n'empêche de jouer avec cette fin, ou d'en proposer une en plein morceau.

Mais que viens faire le reste avec la choucroute ?  

peut être  affirmer des valeurs personnels ? Des valeurs qui pour La Colmena sont  à remettre en question . Car génératrice de violences et de marginalisation ...
En effet dans cette proposition de R.Dinzel le tango serait naturellement (donc immuable) la consécration de "homme libre dominant" face aux  "esclaves".

Alors quand une femme relais ce genre d'article....ne se titrerais t-elle pas une balle dans le pied ?




Pour conclure , un petit tango


Notre moulin a fait son temps ,
Sa meule est fatiguée sa farine grossière,
Son toi laisse passer l’eau, et les murs sont fissurés
Ses ailes fonctionne encore, à deux doigts de s’écrouler.

Pourquoi ?

C’est le poids de la bêtise, de la fainéantise.
De notre mauvaise foi, de nos conflits d’égo…
Il nous ont fait rêver, il nous l’on construit,
Il nous l’on fait payer, et ils sont partis.
Nous les avons crus, et pourtant,
nous les avions jamais vu trimer dans les champs.
Même à la barre, aux abonnés absents
que des esclave, autour d’une meule.

Et nous paysans, pourris, continuons à danser
dans les prés au rythmes des saisons….
Nourris d’un pain, de ce moulin,
qui n’en a plus que le nom.

Certains, loin des moissons, jadis
couraient les marathon, mais
est-ce une solution? 

Mais le bruit cours, une bonne nouvelle,
Qu'un moulin est en train de se construire,
par les nôtres et dans l'amour du bon pain
fait des farine, de liberté, et de singularités.