Le moulin de R.Dinzel



Suite à un échange en marge de la milonga,

Comme promis je prends le temps de revenir sur cette citation de R.Dinzel tirée du livre « Le Tango, cette inquiète recherche de la liberté » ayant tourné dans le réseau Tango ces derniers temps. 


Travailler à « déconstruire » fait partie du travail dans le Tango, même si ne faire que cela est souvent une perte d'énergie (cet article à nécessite une mâtiné complète de travail....) et contre productif.

Y passer du temps , nous l’avons fait dans bien des articles proposés sur ce Blog, et c’est pour cela que nous travaillons à la mise en pratique de tout cela , dans des Ateliers, Cours ,Stages, Conférences autour des questions de genre dans le tango, mais surtout autour de la liberté volée et comment se la réapproprier ? 


C'est donc uniquement pour la forme, par sympathie envers cette personne, que je pose une réponse qui sera peut être l’occasion d’un autre échange, autour de cet extrait de R.Dinzel que nous pouvons que rejeter en tant qu'Association.

"Quand le tango propose que ne pas danser, de rester immobile comme faisant partie de la danse, nous notons que c'est l'unique danse de couple qui propose l'absence de mouvement comme élément de son jeu. Mais cet élément, ce refus de bouger reflète aussi la capacité à la liberté, la faculté des hommes libres de dire "non", les esclaves, eux ayant toujours dû dire "oui"."

R.Dinzel Le Tango, cette inquiète recherche de la liberté. 


les esclaves, eux ayant toujours dû dire "oui". : Est ce qu'un esclave peut parler ? il dit ce que le maitre veux entendre oui car sa vie en dépend.... mais est-ce parler ?

Libre de dire « non » : La liberté étant dans la capacité de choix , le seul fait de dire « non » n’est pas la preuve d’une liberté. Pour qu’il y ait liberté il faut avoir la capacité d’élaborer et la chance de vivre le « non » et le « oui » pour ensuite choisir sa place en liberté... A quoi amène une personne qui refuse tout ?  

Hommes :  Les individus ne se reconnaissant non qualifiable d'homme ? où sont ils/elles ?.. Tentation d'une pirouette, homme avec un grand H ? 
difficile car il lie homme à l'adjectif libres qui empêche l'émergence de l'[H]omme car l'esclave est un [H]omme. 
 
L'unique danse de couple qui propose l'absence de mouvement comme élément de son jeu : Quasiment toute les danses de couples jouent avec l’absence de mouvement comme élément constituant… (pour exemple)



Ensuite au niveau de la circulation de la pensée  :

La première phrase construit une opposition entre
Le Tango est l’unique danse ayant accès au « non »
et

toutes les danses sociales Hormis le tango n’ont pas accès au « non » (donc potentiellement ne peuvent que dire « oui »)

La seconde phrase constuit l’opposition suivante :
« non » => liberté + "homme"  => maitres et
« oui » => "femme" , "timide" ...  => esclaves

Finalement pris dans l’ensemble
R.Dinzel nous propose un bouquet de roses au camembert. 

- Le tango est la danse des hommes libres dominants.
- Tu danse autre chose que du tango, tu est un esclave,
- Tu n'est pas un "macho" , tu es un esclave
- Tu est timide....  tu es un esclave....
- Tu n'est pas content, de la situation , tu aimerais un autre tango ?  ça changera pas, car selon R Dinzel, le tango a toujours dit non, c'est dans sa nature, car il est libre...

Pour aller plus loin : (suite)