Un "marathon tango-queer" pas ...


un marathon pas comme les autres


C'est en mi-juin que nous recevions un curieux mail dans la boite Colmena.

Ce mail invitait nominativement l'un de nos adhérents et par extension tous nos membres à prendre part à un regroupement tango près d'un lac, au nord de Berlin.

Il n'était pas là question d'un marathon ou d'un festival.


En effet le mail annonçait  un regroupement de 4 jours, sans Dj mais nous pouvions prendre notre musique, si nous étions musiciens c'était l'occasion de faire un bœuf, l'hébergement était en tentes  et pour la nourriture c'était le lieu qui assurait , même si nous pouvions prendre de quoi partager, les enfants ? Ils étaient les bienvenus !! Le tout près d'un lac. Le tout gratuitement.

Sur les réseaux aucune publicité, aucune photo, seuls quels que points du réseau gravitant autour de la scène dite Queer avaient été invités. Currieunous y sommes allés.






Arrivés sur place, c'est dans un ancien complexe sportif de la DDR reconvertit en zone de vie alternative que nous avons été accueillit. Non loin des roulottes des résident☆s permanent nous avons planté nos tentes.

C'était une Ambiance vie en extérieur et douches solaires, petite plage privée à l'écart des regards. Ce fût clairement Queer dans une simplicité à toute épreuve. Tout le monde était là dans sa normalité. Loin du jeux des apparences.

En journée il n'y avait pas de milonga, mais des ateliers d'échanges autour du tango, de son futur. Tout le monde animera un atelier sur un thème lui étant proche, et partagera ses outils pour exprimer sa danse ou la transmettre. En fin de séjour des groupes de paroles auront lieux autour de la relation du tango à l'intime, ou la dimension politique de la danse.

Issus de toute l’Europe nous nous sommes rendu compte que l'on butait sur les mêmes points, et que globalement bien que séparés nous explorions les mêmes voies.


Pour les soirées, ayant plus de place que nécessaire, tout le monde basculait allègrement de la danse tango au contemporain, en groupe ou en solo, sans que personne n'en soit gêné. C’était un régal.

Finalement au bout de 4 jours nous nous séparions difficilement, de cet expérience Queer, intense, unique en son genre, renouant avec le passé non commercial et la qualité humaine des marathons d’antan.

Vivement 2017